Pensées du jour

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mercredi 19 octobre 2011

Elephants de mer

Il est fort probable que vous ne connaissiez pas ces animau particuliers... Ils sont visible dans 9 endroits du monde dont 8 sont sur une île presque inaccessible.

il est 8h, nous dévorons notre petit déjeuner et enfilons nos grosses vestes pour une petite balade autour de l'Estancia. Le propriétaire arrive dans son 4X4 rouge magnifique (pas les 4X4 comme ceux que nous voyons pululer en ville et dont nous n'avons pas besoin) mais plutôt un 4X4 qui nous fait penser à ceux des safaris photos.

Il nous propose dans un anglais moyen de nous enmener voir des éléphants de mer. "Heu, bein ouai, pourquoi pas". nous montons dans son 4X4 relativement content de la petite sortie qu'il nous propose, sachant que notre guide ne viendra qu'à 11h...

Il finit pas nous demnader si nous parlons l'espagnol et lui demande de parler doucement et que je pourrais éventuelement comprendre dans les grandes lignes. Patient, calme et particulièrement pédagogue, j'ai compris chaque explication qu'il nous a fournit sur ses terres sans le moindre problème...

Il nous fait traversé ses prairies et s'amusent des guanacos qui broutent, des nandous qui font la course avec son 4X4, des petits lièvres qui sortent de leur terrier. Ses prairies sont divisés en "compartiment" pour séparer les moutons (les agneaux, les mâles, les femelles, les jeunes...) et Ben sort avec plaisir pour ouvrir et fermer les barrières et nous laisser passer.

Nous arrivons devant une petite dune et ne voyons pas l'autre côté. Il nous explique alors qu'il possède environ 37 km de plages et que personne ne peut y accéder, sauf lui et les gens qu'il enmène. Il nous explique également en fermant la porte la difficulté d'être éleveur de mouton dans ces terres arrides. Ici, il y a 2 moutons par hectare pour qu'ils aient assez à manger, ça fait pas grand chose au final !

Lui est un vrai argentin, très typé, dont on lit sur son visage la rudesse du climat : le vent est très fort et nous brûle le visage. Sa femme que nous avons croisé est très typé également et selon Joli-Coeur, très jolie (je suis plutôt d'accord).

Nous grimpons rapidement sur cette dune et le paysage qui s'offre à nous est tout simplement sublime ! nous voyons à perte de vue des km de plages, balayés par le vent et carressés par les vagues de l'océan atlantique. Sur la plage, de grosses taches noires : les éléphants de mer ! Avec l'objectif de notre appareil photo, nous pouvons les apercevoir de plus prêt et bombardons donc de photos.

Le propriétaire est tout sourire, il nous dit, ok nous allons descendre... après 5 minutes de descente sur cette dune de sable, nous arrivons à une barrière. Nous voyons maintenant parfaitement correctement les éléphants de mer et redoublons de photos.

C'est alors qu'il ouvre la barrière et nous dit "suivez moi et baissez vous légèrement et de plus en plus". Nous nous approchons de ces animaux impressionnants : le mâme macho (chef de sa tribu) peut peser jusqu'à 4 tonnes, les femelles jusqu'à 1.5 tonnes et les bébés naissent avec près de 600 kg... nous nous asseyons et les observons (à environ 35m d'eux). Puis après un moment, nous nous rapprochons encore pour arriver à seulement quelques mètres d'eux... nous ne paniquons pas vraiment car 4 tonnes de graisse semble difficile à déplacer !

GROSSIERE ERREUR ! Nous voyons le mâle qui s'agite pour chasser les mâles périphériques (ceux qui essaient de lui piquer ses femelles donc) et là nous comprenons que s'il nous "charge" nous n'avons aucune chance ! Heureusement, nous ne semblons pas être des ennemis pour lui, il passe tranquilement devant nous pour chasser ces mâles qui s'approchent trop près....

1h30 plus tard, il est temps de les laisser.. nous ne devons pas trop les habituer à l'Homme...

Nous retournons à l'Estancia, la tête pleine de souvenirs de ce qui restera probablement comme l'aventure la plus extraordinaire de notre voyage !

Avec la guide, nous continuons notre exploration de la péninsule : manchots, éléphants de mer (pas aussi proche), mais aussi lions de mer, petits renards, oiseaux de toute sorte, ...un zoo à ciel ouvert et des animaux en liberté, parfaitement respecté car le tourisme est très régulé sur la péninsule !

Un bel exemple de tourisme durable et des images pleins la tête, nosu retournons vers l'aéroport aujourd'hui pour continuer nos aventures !

Direction El Calafate et son Périto Moreno !

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lundi 17 octobre 2011

3 semaines et demi

Alors que notre ""petite"" fiesta du mois de juin est digéré et nous parait bien lointaine, nous nous préparons à partir dans un "périple" de 3 semaines et demi en Amérique du Sud. Le deal du départ était de ne pas retourner dans un endroit où l'un et l'autre étions déjà...

Nous commençons donc par 13heures de vol jusqu'à Buenos Aires où nous restons 3 jours. Cette capitale "européenne" en AMS n'a pas beaucoup de charme. Il n'y a pas à proprement parlé de monuments emblématiques comme par exemple la Tour Eiffel de Paris, Le Corcovado à Rio, les tours petrobas de Kuala Lumpur, la statue de la liberté à New York.... Alors, nous flânons dans les ruelles, nous faisons un poil de shopping (les prix en AMS sont toutefois quasi identiques aux prix européens...), nous nous installons à une terrasse pour étudier la façon de vivre des habitants (prise sur le vif et rapide, on peut tout s'imaginer!).

Un volcan chilien paralyse tous les avions dans le sud Argentine, la panique s'empare de nous... première chance, nous avons eu LE SEUL ET UNIQUE avion du jour ! Les km de files dans les aéroports, les gens qui dorment à même le sol pour attendre un avion qui ne viendra jamais, nous avons vécu tout cela, mais comme dans un film qu'on regarde et qui ne semble pas nous concerner !!!

Nous arrivons donc à la Péninsule Valdès, à 2heures de vol de la capitale argentine. Depuis les aires, nous découvrons une immensité désertique, pas d'arbres et les seules routes que nous distinguons sont les lonnnnnngues lignes droites... effectivement, après avoir été accueillir par notre guide, nous apprenons que nous devons faire 3heures de piste avant d'atteindre notre Estancia (ferme) - hôtel.

Nous nous arrêtons enfin pour une pause déjeuner. De loin, nous apercevons quelques bateaux sur la mer, vraiment peu nombreux. Nous apprendrons par la suite que seul 6 bateaux par heure ont le droit de naviguer dans la baie. La Péninsule Valdès est un havre de paix pour les animaux. Complètement privée : il y a environ 57 fermes (Estancias) d'élevage de moutons qui sont réparties pour chacune sur 250 000 hectares. La péninsule est toutefois inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO et est largement protégé, aussi bien par les gauchos dont les revenus sont directement issus de l'elevage de moutons, que du tourisme grandement régulé.

Une fois le déjeuner avalé, nous nous dirigeons vers le "port" d'embarquement pour une heure de navigation. Au lieu de port, ce sont des tracteurs qui ramènent les bateaux sur l'eau. Nous attachons nos gilets de sauvetage et partons sur la plage donc. Après 12 minutes de navigation, les yeux rivés sur chaque vaguelette, enfin nous y voilà : une baleine franche nous fait l'honneur de nous faire un spectacle avec sa queue qui fracasse la mer de toutes ses forces. Pendant près d'une heure, nous apercevons des baleines avec ou sans petits qui viennent dans cette baie pour se reproduire et élever les petits pendant quelques temps, avant de redescendre vers le pôle sud.

A quelques mètres de nous, une baleine ouvre grand sa gueule et nous apercevons ses fanons d'une manière incroyable ! Elle reste ainsi pendant de longues minutes avec la gueule ouverte et même le photographe qui fait pourtant partie de toutes les virées de navigations a pris de nobreuses photos...

De retour sur la terre ferme, nous avons les yeux qui pétillent et nous n'en revenons pas d'avoir vu ces immenses animaux marins à seulement quelques mètres de nous... nous partons nous installer dans notre Estancia-hôtel... magnifiquement refaite !

 

Suite au prochain épisode ...

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mercredi 20 juillet 2011

THE BIG DAY...

Mai 2010, une soirée un peu fraiche à Barcelone, sur une terrasse sur une magnifique place, depuis quelques jours Jolie Coeur et moi même profitons des quelques rayons de soleil espagnol. Heureusement, le volcan islandais nous avait laissé tranquille

(et les aéroports ont re-fermé 2 heures après notre attérissage en Allemagne...)

Ce soir-là donc, nous discutons mariage et décidons de l'annoncer à nos familles dès notre retour... Par chance, même notre famille transatlantique est là et même si nous souhaitions nous marier en 2012, le vote à main levé de nos familles pour 2011 finit de nous convaincre !

 

Nous souhaitions au départ le 18 juin, mais nos cop's en avaient décidé autrement.... H. fêtant ses 30 printemps le 19 juin, ils souhaitent faire d'une pierre deux coups. Comme le jum' de Joli Coeur habite à La Réunion et que ce sont des amis communs, nous décidont de nous marier la semaine suivante, soit le 25.

Immédiatement, une idée folle surgit, nous allons faire le repas chez nous, dans notre maison. Les idées fusent de toutes parts, on nous met bien en garde sur le fait de le faire à la maison, mais nous sommes persuadés de notre choix (3 jours avant le mariage, l'envie de tout envoyé bouler et de le faire dans la première salle polyvalente que nous trouvions nous a bien turlupiné, mais bon...)

A. s'occupera de la déco et des fleurs avec Ch. Chacun apporte sa contribution tout au long de l'année qui suit : idées, aides techniques, petits et grands coups de pouces...

Nous avons eu la chance de préparer pendant un an notre M... avec nos cop's, je dois dire que ce fut réellement un plaisir! D'assister la semaine avant à leurs mariage était une bouffée d'air frais dans la tension ambiante !

Fort heureusement, la semaine avant le 25 juin notamment, nous avons été largement épaulé par nos amis, nos familles, les proches. Chacun dans un rôle plus ou moins bien défini ! Mamie a fait des petits salés et des kougelopfs depuis des semaines, et nous a fait a mangé toute la semaine, pour une 30ene de personnes à chaque repas ! (84 ans Mamie!)

Mais pas seulement, nous avons eu la chance inouïe de pouvoir compter sur plein de gens, une heure, un jour, une semaine qui ont bien voulu donner de leurs temps et de leurs énergioes pour que nous puissions réaliser ce doux et fou rêve.

Aujourd'hui, nous ne savons pas bien comment les remercier à hauteur de leur immense implication, sans eux, rien de tout ça n'aurait été possible...

Merci à tous ceux et celles qui nous ont apportés leurs aides, leurs idées, leurs récomforts et leurs amours, ce jour restera gravé dans nos coeurs, non seulement parce ce que nous avons beaucoup aimé notre mariage, mais également car les marques d'affection à notre égard nous ont ému aux larmes !

MERCI....

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lundi 18 avril 2011

Le travail

Oh oui, je sais, ça fait un moment...

Figurez vous qu'à peine 15 jours de chômage et me voici repartis vers de nouvelles aventures depuis le 14 février. Service production dans une agence de voyage, c'est beau !

Mais la lune de miel n'a pas duré. Je me suis très (trop) vite aperçu que cette boite, c'est délicat d'y travailler.

J'ai d'abord découvert comment ça marche le harcèlement psychologique au travail :

1. prenez des personnes de différentes catégories : une jeune diplomé qui n'a travaillé que dans cette boite, une femme d'une 30ène d'année qui perd souvent son boulot et un vieux routard, proche de la retraite (déjà tous dans la boite à mon arrivée).

2. Rajouter 2 boss particulièrement imbus de leur personne, à qui personne n'a semble-t-il jamais résisté.

3. Faites comprendre clairement qu'ici les heures supp, c'est normal et que les vacances, on les vend on les prend pas.

4. Impliquer à chaque petite bétise toute la boite par mail, toujours par mail. Bravo M. tu as encore loupé une vente. R. tu as fait perdre de l'argent à la boite.

5. Faites payer ces petites bétises en monnaie ou en nature (R. tu es à l'amende, tu feras à manger pour toute la boite)

6. Saupoudrez le tout avec un boss à 300km complètement parano et qui vous fait la gueule de temps à autre pendant 2 jours (mais pourquoi ?)

7. Enfin, il y a eu l'histoire des samedis et des heures supp : au départ, c'était 14 samedis par an puis, tout naturellement, c'est devenu, 1 samedi / 2. Quand à 18h30 je quitte le boulot, on me dit "ah, tu pars déjà" ? (oui bein j'ai déjà fait 30 min d'heures supp, mais ça c'est rien mes collègues ne quittent jamais avant 19h15). (calculez au minimum 1/2 h par jour X 5jours X 48 semaines = 120 heures supp par an soit : 3 semaines de boulot gratos !!)

J'ai également découvert que le harcèlement dit sexuel peut être insidieux et non compris par tous. Bizarrement, ce sont surtout les hommes qui n'y voient pas de mal.

Notez tout de même que j'ai une voix au téléphone digne à "ouvrir un téléphone rose"; que je n'ai pas encore le droit de "jouer avec ma souris, ça sera pour plus tard" (mon boss alors que je prenais la main sur son écran); que si "une fille ne met pas de juppe, c'est un travelo" et que si j'utilise mon expression favorite (100 balles et 1 mars) elle est forcément suivie de la réflexion : "100 balles, un mars et une pipe". Notez également que je "dois bien aimer les hommes, j'ai le physique pour".

(et j'en passe).

Je croyais, pendant un certain moment que ce n'était pas grave, que ce n'était que des plaisanteries, qu'il fallait que je fasse avec.  Je n'osais tout de même pas en parler, je pensais que je "fabulais" que j'en rajoutais.

Et puis, un mois après que j'ai commencé, nous avons également eu une nouvelle collègue. Elle mettait des jupes et se faisait reluquer dès que possible. Alors que je me faisais traiter de syndicaliste parce que j'ouvrais un peu trop mon clapet, S. a craqué un soir dans la voiture au bout de 2 semaines en me disant qu'elle n'en pouvait plus.


J'ai alors découvert que je n'étais pas folle, que ce n'était pas moi qui fabulait mais qu'il y a bien un problème dans cette boite.

Alors, je l'ai quitté, demain mardi est mon dernier jour.

Je suis partie comme une voleuse, je n'ai pas dit pourquoi, j'ai juste demandé à être licencié : arrêt de la période d'essai.

J'ai un peu honte, même carrément. Je pars sans dire pourquoi, sans dire que ce sont (pardon) des sales cons.

Demain, je suis délivrée de ce cauchemar. Je sais maintenant ce que c'est que d'aller la boule au ventre en allant le matin au boulot, je sais ce que c'est que d'avoir peur de mal faire un truc de peur de se voir engueuler et ridiculisé devant tout le monde. Je sais, malheureusement, ce que c'est qu'être une fille avec des boss hommes. (Heureusement tous ne sont pas comme ça).

On ne m'y prendra plus....

Posté par Sayiaz à 21:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]